Dépistage du cancer du sein > Témoignages

Témoignages recueillis au sein d'un cabinet de radiologie agréé pour le dépistage organisé du cancer du sein.



Témoignage n°1

Le dépistage organisé c'est l'idéal, et deux avis valent mieux qu'un.


Madame Seguin, 54 ans.

En 1999, j'ai eu un adénofibrome ; je passais donc régulièrement des mammographies à titre individuel. Quand j'ai eu 50 ans, j'ai reçu la lettre d'invitation de l'Agideca. Depuis, tous les deux ans, je participe au dépistage organisé. L'avantage est que je me rends toujours dans le même cabinet de radiologie agréé ; je ne change pas mes habitudes. En plus, le délai pour obtenir un rendez-vous est rapide : seulement trois jours. Et le fait que le radiologue soit agréé et le matériel contrôlé représente pour moi un véritable gage de qualité.
En ce qui concerne la mammographie, je n'ai jamais eu de craintes vis-à-vis de cet examen, au contraire, je suis rassurée de l'avoir passé. Par ailleurs, j'ai entièrement confiance en mon radiologue, c'est lui qui avait détecté mon adénofibrome en 1999, mais je me dis qu'une seconde lecture c'est encore mieux, c'est une sécurité supplémentaire.
Je suis donc entièrement favorable au dépistage organisé, c'est l'idéal, il faut le faire ! Habituellement, quand on nous prescrit un examen, on se dit « je vais le faire, je vais le faire » et on laisse souvent passer du temps. Avec le dépistage organisé du cancer du sein, on reçoit une invitation à passer l'examen, et si par hasard on oublie, un rappel nous est envoyé six mois plus tard. Au niveau de l'organisation, ce n'est vraiment pas contraignant. Pour moi, c'est devenu quelque chose de systématique.
Le dépistage peut permettre d'éviter ou de détecter à temps un cancer, ce n'est pas négligeable… il faut y participer.


Témoignage n°2

Le dépistage peut vous faire éviter le pire…

Hélène, 51 ans.

Je suis suivie régulièrement depuis mes 35 ans car j'avais un nodule. Il y a 11 ans de cela, j'ai été opérée. Je participe désormais au dépistage organisé, en passant une mammographie tous les deux ans, puisque j'ai reçu une lettre d'invitation provenant de l'Agideca.

La mammographie est un examen quelque peu désagréable, en particulier si les seins sont douloureux ce jour-là. Mais la seule différence qui existe entre le suivi régulier et le dépistage organisé c'est que l'on ne repart pas avec les clichés, on les reçoit plus tard par la poste. Je favorise la démarche du dépistage organisé, surtout pour les personnes qui ne sont pas suivies ; l'examen est gratuit et c'est l'occasion de vérifier qu'il n'y a pas un problème quelque part. Parce qu'on ne s'en aperçoit pas forcément seule ; c'est facile de dire « palpez-vous régulièrement », on peut se trouver une multitude de choses… Nous ne sommes pas des professionnels.

De plus, ce dispositif comprend une deuxième lecture, un autre avis. C'est une sécurité même si j'ai entièrement confiance en mon radiologue. Sinon, rien ne change, je vais toujours chez le même médecin. Le dépistage peut vous faire éviter le pire : arriver au stade terminal d'un cancer. Il est certain qu'on ne peut pas faire de dépistage pour toutes les maladies, mais pour le cancer du sein c'est possible, donc autant en profiter !

>On a toujours tendance à se dire que cela n'arrive qu'aux autres mais il y a tellement de personnes atteintes… il faut s'en préoccuper.


Témoignage n°3

Le cancer, ça n'arrive pas qu'aux autres.


Dominique, 49 ans, future participante au dépistage organisé.

N'ayant que 49 ans, je ne participe pas encore au dépistage organisé. Cependant, je passe déjà des mammographies depuis une dizaine d'années à cause d'un fibrome que j'ai développé à l'âge de 40 ans. C'est à ce moment-là que ma gynécologue a jugé utile de me faire passer cet examen pour la première fois.

Lorsque j'aurai 50 ans, je participerai au dépistage organisé puisque tout est pris en charge. Je vois ça comme une chose très sérieuse. À partir du moment où un dépistage est organisé, c'est que la population ciblée est, à priori, à risque. De plus, pour les femmes qui ne se font pas suivre, c'est l'occasion de commencer à prendre soin de leur santé. Et il faut savoir que plus vite on dépiste, mieux on peut soigner. D'ailleurs, le délai de deux ans entre chaque examen est peut être un peu long. Certes, l'organisation de ce dépistage représente un coût important pour la collectivité, donc je comprends ce délai, mais s'il fallait le faire tous les ans, je le ferai. Mon fils de 26 ans a eu un cancer du rein il y a deux ans. Cela m'a fait prendre conscience que le cancer peu toucher n'importe qui et à n'importe quel âge. Il ne faut pas croire que cela n'arrive qu'aux autres…
 

Témoignage n°4

La mammographie, c'est une formalité.

Dominique, 61 ans.

Je reçois tous les deux ans une lettre d'invitation de l'Agideca. C'est donc tout naturellement que je participe au dépistage organisé dans le cadre de la prévention. Je trouve cette démarche très importante. Avant, je passais déjà des mammographies et des échographies régulièrement. La mammographie est un examen qui ne provoque pas de souffrance, pour moi, c'est une formalité. Il y a quelques temps, j'ai choisi de changer de cabinet de radiologie pour un cabinet agréé parce que je payais des dépassements d'honoraires trop conséquents. Pour un cabinet agréé, qui doit donc être très sollicité, j'ai pu obtenir un rendez-vous dans un délai tout à fait raisonnable.

D'autre part, je sais que dans le cadre du dépistage organisé il y a deux lectures. Il me semble que si les deux avis sont les mêmes, il y a plus de chances que ce soit le bon diagnostic, la bonne interprétation de l'examen. Je suis évidemment pour la prévention et donc pour le dépistage organisé. Il vaut mieux prévenir que guérir ! Il faudrait d'ailleurs que ce soit fait dans d'autres domaines…

Toutes les femmes, de 50 à 74 ans, qui reçoivent l'invitation au dépistage doivent y participer puisque c'est dans cette tranche d'âge qu'il y a le plus de cas de cancers.

De plus, pour les personnes qui ne sont pas suivies régulièrement, ce dispositif doit les inciter à se faire dépister. Personnellement, je continuerai à y participer tous les deux ans.

 

Témoignage n°5

En tant qu'ancienne infirmière, je sais à quel point la prévention est importante.

Béatrice, 52 ans.

C'est ma deuxième participation au dépistage organisé du cancer du sein. J'y participe parce que j'ai reçu, tout comme il y a deux ans, la lettre d'invitation de l'Agideca.

De plus, ayant travaillé pendant 22 ans à l'institut Bergonié en tant qu'infirmière, je sais à quel point la prévention est importante. Avant 50 ans, j'avais passé quelques mammographies uniquement sur prescription de ma gynécologue. Je n'ai jamais eu de crainte vis-à-vis de cet examen, excepté la crainte du résultat… D'ailleurs, il est de moins en moins douloureux et de plus en plus rapide. Mon radiologue habituel fait parti des médecins agréés, je n'ai donc pas eu à changer de cabinet de radiologie et j'obtiens toujours un rendez-vous rapidement. C'est très facile, vite fait, et tous les frais sont pris en charge.

Pour moi, l'avantage du dépistage organisé par rapport au dépistage individuel, c'est la seconde lecture de la mammographie à l'Agideca. Je fais confiance à mon radiologue, mais la médecine n'est pas une science exacte, les médecins peuvent se tromper, c'est donc une sécurité supplémentaire.

Je sais par expérience que prévenir le cancer est primordial ; plus vite on le dépiste mieux on le guérit. Un pourcentage énorme de femmes ont eu ou vont avoir un cancer au cours de leur vie. Tout le monde connaît quelqu'un qui a ou a eu un cancer, d'où l'importance du dépistage organisé. C'est une initiative très positive.

Pour moi, c'est devenu systématique tous les deux ans ; les évènements s'enchaînent : je m'occupe de mon bilan gynécologique, je fais la mammographie de dépistage puis je vais voir ma gynécologue. C'est instauré cycliquement. La lettre agit comme un rappel, alors si on ne se fait pas dépister, c'est qu'on ne veut vraiment pas le faire !

Réalisation Accrö 2008